L’APPROCHE OSTÉOPATHIQUE du TORTICOLIS CONGÉNITAL

CHEZ le NOUVEAU-NÉ

 

 

Thierry LAURENT

D.O.

 

 

 

 

INTRODUCTION

 

Le torticolis congénital, qui se traduit par une attitude vicieuse du nouveau-né en inclinaison rotation opposée du rachis cervical, est un motif de consultation, de plus en plus fréquent, pour nos cabinets d’ostéopathes.

La présence d’un hématome sur le muscle sterno-cleïdo-occipito-mastoïdien reste la cause invoquée, pour expliquer l’apparition de ce torticolis.

Toutefois, l’absence presque systématique de l’hématome sur le muscle S.C.O.M., dans plus de 95% des cas, et le manque d’explications précises, concernant l’apparition de ces torticolis, très fréquents, a éveillé ma curiosité pour essayer de comprendre, et trouver d’éventuelles causes possibles, à cette attitude vicieuse.

Après avoir interrogé, les praticiens, qui m’adressaient ces bébés, sur les éventuelles causes possibles, concernant l’apparition de ces torticolis, leur réponse se limitait généralement à une mauvaise position intra-fœtale.

Après l’observation de ces nouveau-nés, cette réponse me semblait pour le moins, incomplète, d’où mon intérêt pour ce sujet. J’ai essayé de montrer, pourquoi l’ostéopathie, pouvait être une technique de choix, pour traiter le plus précocement, et le plus efficacement possible ces torticolis congénitaux dits idiopathiques.

A partir d’une étude clinique, basée sur cent cas, j’ai tout d’abord expliqué quelques notions d’anatomie crânienne chez le nouveau-né d’un point de vue obstétrical. J’ai également repris les notices d’anatomie du canal pelvi-génital pour comparer les différents périmètres crâniens du fœtus et du bassin de la future maman, et montrer la faible marge qu’il existe pour qu’un accouchement se passe avec le moins de contrainte possible pour le bébé.

J’ai ensuite décrit un accouchement normal avec les présentations possibles du fœtus. J’ai repris les deux présentations les plus fréquentes OIGA et OIDP en rapport avec mon étude clinique pour faire l’éventuel lien entre la présentation de l’accouchement et le torticolis, ainsi que d’éventuelles déformations crâniennes retrouvées (plagiocéphalie).

 

 

 

ACCOUCHEMENT NORMAL

 

L’accouchement est l’ensemble des phénomènes mécaniques et physiologiques qui ont pour conséquence la sortie du fœtus et de ses annexes hors des voies génitales maternelles, à partir du moment théorique où la grossesse a atteint le terme de 6 mois.

 

La traversée de la filière comprend trois temps :

 

-          l’engagement, c’est-à-dire le franchissement du détroit supérieur ;

-          la descente, qui s’accompagne de rotation ;

-          le dégagement, c’est-à-dire le franchissement du détroit inférieur.

 

Ces mécanismes se répètent pour chaque segment du mobile fœtal : tête, épaules, siège, ou inversement.

 

 

 

 

 

I - L’engagement.

 

 

II – Descente.

 

Fig. 9. - Cylindrique de descente et axes de progression.

(précis d’obstétrique  de  R.Merger J. Lévy J. Melchior)

 

1 : cylindrique de descente ; 2 ; plan du détroit inférieur ;

 3 : axe ombilico-coccygien ou d’engagement ou premier axe de descente ;

 4 : deuxième axe de descente ; 5 : axe de sortie

 

La présentation doit faire une rotation intra-pelvienne telle qu’elle amène son plus grand axe à coincider avec le plus grand axe du détroit inférieur, le sous-pubo-coccygien.

La hauteur de la rotation est variable. Souvent, la rotation ne se fait que sur le périnée, après descente complète.

 

Souvent les deux phénomènes marchent de pair, la descente se faisant en pas de vis.

 

Exceptionnellement la rotation précède la descente (présentation de la face).

 

 

III - Période d’expulsion.

 

IV - Phénomènes plastiques.

 

Ce sont les déformations subies par le fœtus lors de son passage dans toute la filière pelvi-génitale.

 

Les unes modifient le volume et la forme de la présentation, ce sont les déformations intrinsèques :

-          Certaines ne mettent en jeu que la mobilité articulaire, réduisant sensiblement certains diamètres tels que le bisacromial ou le sacro-tibial.

-          D’autres sont de véritables déformations osseuses crâniennes par chevauchement des os ou par modification de leur courbure. Ces modelages, variables avec le mode de présentation, sont d’autant plus marqués que travail a été plus long.

Fig. 10. – Chevauchement des os du crâne.

(précis d’obstétrique  de  R.Merger J. Lévy J. Melchior)

 

D’autres n’affectent que les plans superficiels. La bosse séro-sanguine est une infiltration oedémateuse et sanguine de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané, parfois volumineuse, siégeant sur la partie de la présentation qui occupe l’aire de l’orifice de dilatation. Elle n’apparaît qu’après rupture des membranes.

 

LES PRESENTATIONS

 

Pendant l’accouchement, le fœtus doit adapter ses dimensions à celles de la filière maternelle. Il ne peut franchir les limites relativement exiguës du bassin dans n’importe quelle position.

 

I -  Présentations céphaliques

Les présentations céphaliques sont de beaucoup les plus fréquentes (96%). Mais il ne suffit pas que le fœtus se présente par la tête pour que l’accouchement soit toujours facile.

1. Présentation du sommet

1.1 Définition. – C’est la présentation de la tête fléchie de sorte que la partie de la tête qui descend la première, et en même temps sert de repère pour la désignation de la variété de position, est l’occiput.

1.2 Variétés de position.

1) - Occipito-iliaque gauche antérieure (OIGA) : très fréquente (60%).

2) - Occipito-iliaque droite postérieure (OIDP) : assez fréquente (31 %).

Ces deux variétés correspondent au diamètre gauche du bassin.

3) - Occipito-iliaque gauche postérieure (OIGP) : peu fréquente (6%).

4) - Occipito-iliaque droite antérieure (OIDA) : très rare à titre primitif.

Ces deux variétés correspondent au diamètre droit du bassin.

1.3 Etiologie. – La présentation du sommet est la plus normale, la plus favorable des présentations. Elle est eutocique. C’est aussi, et de beaucoup, la plus fréquente. Elle s’explique par la loi de l’accommodation : le contenu mobile, c’est-à-dire le fœtus, adapte au mieux sa forme et ses dimensions à celles du contenant, c’est-à-dire de l’utérus, puis du bassin. Cette bonne adaptation correspond en général à des conditions anatomiques normales de part et d’autre, à des conditions physiologiques normales de la grossesse.

 

 

MARCHE DE L’ACCOUCHEMENT

 

I - Occipito-antérieures

Fig. 11. -  (précis d’obstétrique  de  R.Merger J. Lévy J. Melchior)

 

1. Phénomènes mécaniques

 

1.1 Accouchement de la tête.

1.1.1. L’engagement de la tête :

1.1.2.Descente et rotation intrapelvienne. :

Fig. 13. -  (précis d’obstétrique  de  R.Merger J. Lévy J. Melchior)

 

La tête tourne de 45° de gauche à droite, soit à la partie haute de l’excavation, soit à la partie basse, soit plus souvent par un mouvement spiral.

L’occiput arrive ainsi au bord inférieur de la symphyse, la tête est dès lors en occipito-pubienne, bien orientée pour se dégager.

 

1.1.3. Dégagement. – Il est marqué par le changement de direction de la progression, le changement d’attitude de la tête, l’ampliation du périnée, phénomènes simultanés.

 

Fig. 16. -  (précis d’obstétrique  de  R.Merger J. Lévy J. Melchior)

 

1.2. Accouchement des épaules.

1.3. L’accouchement du siège.

 

 

2. Phénomènes plastiques.

 

Lorsqu’une bosse séro-sanguine s’est constituée, elle siège à la partie postérieure du pariétal droit dans les OIGA, du pariétal gauche dans les OIDA.

 

Les déformations osseuses sont très rares. Elles constituent en un aplatissement de tête dans le sens antéro-postérieur, une diminution des diamètres transverses, une augmentation du diamètre syncipito-mentonnier.

 

II - Occipito-postérieures

 

L’accouchement de la tête dans les occipito-postérieures peut être aussi eutocique que dans les occipito-antérieures. Aussi les variétés postérieures peuvent-elles passer inaperçues lorsqu’on n’a pas pris le soin d’en faire le diagnostic avant la rotation intrapelvienne. Mais l’accouchement des variétés postérieures a des particularités assez fréquentes, des difficultés assez propres, pour que son mécanisme mérite d’être distingué de celui des antérieures.

Mécanisme des OIDP. -     C’est une variété fréquente (fig. 18).

Fig. 18. -  (précis d’obstétrique  de  R.Merger J. Lévy J. Melchior)

 

 

1. Phénomènes mécaniques

 

1.1 Accouchement de la tête.

1.1.1. L’engagement de la tête

Flexion imparfaite et partant présentation de diamètres plus grands, voilà le caractère essentiel des occipito-postérieures.

1.1.2. Descente et rotation – Même dans les variétés postérieures, la rotation en avant est la rotation normale. Mais l’occiput doit tourner de 135° dans le sens des aiguilles d’une montre pour arriver sous la symphyse. Dans ce mouvement amorcé par un premier degré de flexion de la tête, la rotation marque parfois un arrêt plus ou moins prolongé sur le diamètre transversal. La rotation est donc plus malaisée, moins à cause de la longueur à parcourir qu’à cause de la mauvaise flexion de la tête. Elle se fait soit dans l’excavation suivant un mouvement spiral, soit sur le périnée, aidée par la réaction des muscles releveurs-ischio-coccygiens dont l’hiatus est dirigé d’avant en arrière. Parfois la rotation, d’abord laborieuse, se complète tout d’un coup : c’est que la tête, sous l’influence des contractions, est arrivée à parfaire sa flexion.

Beaucoup plus rarement, l’occiput tourne vers le sacrum. Cette rotation en arrière est anormale. Elle est la marque d’une mauvaise accommodation, et la conséquence d’une tonicité insuffisante du diaphragme releveurs-ischio-coccygiens. Ces muscles, en effet, plus ou moins relâchés, au lieu de réagir à la pression de la tête en la repoussant, se laissent déprimer ; la tête, par le plus court chemin, accommode son grand diamètre à celui de la fente des releveurs. C’est pourquoi la rotation en arrière se rencontre surtout lorsque les muscles du périnée profond sont relâchés (chez les multipares, dans l’accouchement du deuxième jumeau).

1.1.3. Dégagement. – Dégagement en OP. – Comme dans les variétés antérieures.

Dégagement en OS (Occipito-sacrée). – La tête est orientée dans le diamètre antéro-postérieur du bassin.

Fig. 19. – Présentation du sommet : dégagement en OS, le front arrive sous la symphyse. (précis d’obstétrique  de  R.Merger J. Lévy J. Melchior)

 

 

2. Phénomènes physiologiques

 

Lorsque, par suite de la difficulté de la descente et de la rotation de la tête, l’accouchement traîne en longueur, les phénomènes physiologiques peuvent être troublés : anomalies de la contraction, anomalies de l’ampliation du segment inférieur qui reste plus ou moins épais, anomalies de la dilatation qui peut marquer un temps d’arrêt vers 4 cm et s’accompagner d’œdème du col.

 

3. Phénomènes plastiques

 

La bosse séro-sanguine est souvent plus volumineuse que dans les variétés antérieures. Elle siège sur la partie antérieure du pariétal gauche dans les OIDP, sur la partie antérieure du pariétal droit dans OIGP.

 

Les déformations osseuses peuvent être très marquées.

 

L’eutocie est à son maximum dans les variétés antérieures. Les variétés postérieures restent des présentations eutociques avec quelques restrictions : travail souvent plus long, plus grande fréquence des anomalies du mécanisme, partant des interventions obstétricales.

 

Les présentations par la face, par le front ou par le siège sont plus rares mais également très importantes pour comprendre les contraintes que subit un nourrisson au moment de l’accouchement. Dans ces différentes présentations, l’accouchement se traduit également par trois phases :

-  descente

-  rotation

-  désengagement

 

 

ETUDE CLINIQUE PORTANT SUR 100 CAS DE TORTICOLIS DU NOURRISSON

 

 

I – presentation du tableau recapitulatif de 100 cas cliniques de torticolis congenitaux

 

Le tableau récapitulatif avec 100 cas observés et traités, est intéressant, pour évaluer les pourcentages de torticolis dits congénitaux et idiopathiques.

 

De plus, la relation : déformation crânienne liée au torticolis paraît également plus significative, en utilisant une centaine de cas.

 

Les cas observés, m’ont permis de comparer la gravité des différents torticolis, traités en fonction de l’âge du nouveau-né au moment de la première séance, et le pourcentage des torticolis gauches et droits.

 

 

II - Observations

 

On rappelle, que les torticolis droits se traduisent par une inclinaison droite, rotation gauche de la tête, et inversement pour les torticolis gauches.

 

De cette observation, il ressort :

-          41 % de torticolis droits

-          59 % de torticolis gauches

 

Le torticolis gauche est plus fréquent. Toutefois, les cas les plus sévères à traiter, ayant nécessité plus d’une dizaine de séances, sont les torticolis droits.

 

Sur 100 cas traités, j’ai observé deux bébés, ayant un hématome sur le muscle sterno-cléïdo-occipito-mastoïdien. 98% de nouveau-nés présentent donc un torticolis dit idiopathique.

 

Sur 100 cas, 87 enfants ayant une asymétrie crânienne visible morphologiquement ; cette déformation du crâne apparaît plus nettement sur les enfants non traités avant l’âge de 4 mois.

 

J’ai traité 14 nouveau-nés avant le premier mois, les asymétries ne sont jamais très prononcés et les torticolis sont toujours minimes. Les résultats sont rapides et très intéressants. Le torticolis est traité en 2 ou 3 séances, et l’asymétrie se régularise très vite.

 

J’ai traité 80 nouveau-nés entre le 3ème et 7ème mois, les asymétries sont parfois très importantes et le positionnement en inclinaison rotation opposée de la tête, est également très marqué . D’une manière générale plus l’asymétrie est marquée plus le torticolis sera difficile à traiter.

 

Un certain nombre de facteurs liés au déroulement de l’accouchement, contribuent à l’importance et à la gravité de ces divers torticolis :

-          un accouchement difficile et long (14% dont 8 OIGA et 6 OIDP)

-          un accouchement trop rapide (9 % dont 5 OIGA  3 OIDP et 1 siège avec hématome)

-          l’utilisation des forceps

-          Les présentations dystociques du fœtus

-          Les naissances prématurées

 

L’addition de ces différentes complications sont autant d’éléments qui ont une incidence directe sur l’importance et sur la gravité des torticolis.

Lorsque l’asymétrie crânienne est importante, un ou plusieurs facteurs décrits ci-dessus sont intervenus lors de l’accouchement.

 

Sur 100 cas morphologiquement observés, j’ai constaté 50 strains latéraux droits pour 36 strains latéraux gauches, un side-bending gauche (87% de déformations crâniennes).

Parmi ceux-ci, 13 enfants ne présentent pas de déformation crânienne évidente (9 torticolis gauches et 4 torticolis droits).

 

Sur les 13 cas traités sans déformation crânienne, 5 de ces enfants souffraient de torticolis très minimes (attitude surtout sur l’inclinaison), parmi ces 5 enfants, 3 ont bénéficié d’une séance d’ostéopathie avant leur premier mois.

 

L’étude de ces 100 cas de torticolis chez le nourrisson, tend à montrer que :

 

-          Les torticolis bénins sont plutôt en inclinaison gauche, rotation droite

-          L’absence de déformation crânienne permet un traitement rapide

-          La précocité de l’intervention ostéopathique se révèle être un facteur déterminant pour un traitement efficace et rapide.

 

De plus, lorsque j’ai observé morphologiquement un strain latéral droit, j’ai toujours constaté un torticolis en inclinaison gauche, rotation droite ; et inversement dans le strain latéral gauche.

Cette relation entre les déformations crâniennes et les torticolis idiopathiques est un élément important pour déterminer le type de torticolis.

 

 

FOCALISATION DE L’ETUDE CLINIQUE PORTANT SUR 30 CAS DE PRESENTATIONS CEPHALIQUES CONNUES

(OIGA – OIDP)

 

 

I – presentation du tableau de 30 cas cliniques de torticolis congenitaux avec presentations cephaliques connues ( oiga /oidp )

 

A partir du premier tableau, j’ai fait ressortir trente cas, que j’ai étudié d’une manière plus précise ; en rapport avec un protocole de traitement, et une présentation de naissance bien connue initialement : OIGA et OIDP (les deux présentations les plus courantes, et très intéressantes, car opposées dans leur rotation lors de l’accouchement).

 

 

II – Observations 

 

1.Analyse de l’observation.

 

J’ai noté, en premier lieu, parmi ces 30 cas étudiés, 15 présentations en OIGA :

 

-          12 strains latéraux droits avec un positionnement de la tête en inclinaison gauche, rotation droite.

-          2 présentations en OIGA ne donnant aucune déformation crânienne évidente, mais se traduisant par un torticolis gauche (inclinaison gauche, rotation droite) ; de plus ces 2 nouveau-nés ont été traité pour la première fois dès le dixième jour pour le premier et dès le quinzième jour pour le second (précocité du traitement).

-          1 side-bending gauche avec positionnement de la tête en inclinaison gauche, rotation droite.

 

J’ai noté en second lieu, 15 présentations en OIDP donnant un torticolis en inclinaison droite, rotation gauche, s’accompagnant d’une déformation crânienne, en strain latéral gauche.

 

On retrouve bien ce parallèle entre la présentation et la rotation, décrit par les obstétriciens, et ce mouvement global retrouvé chez ces nouveau-nés. La rotation de la présentation se fait dans le même sens que celle constatée par la suite chez ces enfants.

 

Malgré une différence relativement importante entre les présentations céphaliques en OIGA (64%) et OIDP (28%) d’après les statistiques tirées du précis d’obstétrique de R. Merger, J. Lévy et J. Melchior ; je n’ai pas retrouvé le même pourcentage pour les enfants souffrant d’un torticolis : Nous avons autant de présentation en OIGA que de présentations en OIDP.

 

La notion de rapprochement statistique peut être tout à fait un hasard, car je n’ai réellement traité que 30 nouveau-nés, dont la présentation céphalique était connue. Toutefois, comme nous le montrons dans le tableau, les présentations en OIDP ont tendance à donner des torticolis plus sévères. (objectivés par la durée plus longue des traitements et par des strains latéraux souvent plus marqués dans la forme).

 

La description des accouchements, peut également expliquer le rapprochement statistique que j’ai observé dans mon étude clinique.

 

En effet, les difficultés liées à un accouchement en OIDP, sont souvent supérieures à celles retrouvées dans les accouchements en OIGA :

-          L’enfant doit effectuer une rotation de 135° dans les présentations en OIDP, pour 35° dans les présentations en OIGA.

-          L’enfant ne fléchit pas complètement la tête, ce qui complique un peu plus le passage des différents détroits, dans les présentations en OIDP.

-          L’utilisation plus fréquente des forceps pour extraire le bébé dans les présentations en OIDP.

 

D’une manière générale, on retrouve également, lorsque le strain latéral est présent, une ascension du bassin, du côté de l’inclinaison de la tête, plus ou moins marquée.

 

2. Description de l’asymétrie crânienne retrouvée dans le torticolis congénital gauche

 

On retrouve dans la forme du crâne, un aspect global de la tête en parallélogramme, plus précisément en strain latéral droit, des torticolis gauches.

 

On retrouve une bosse frontale droite, s’accompagnant d’un orbite rond et d’une pommette saillante, (en rapport avec un frontal droit en flexion, et un malaire droit en rotation externe).

 

On retrouve un hémi-palais droit plus aplati (maxillaire droit en rotation externe) ; inversement, on retrouve un hémi-palais gauche en ogive,(maxillaire gauche en rotation interne).

 

Un frontal gauche  plus effacé, avec un œil gauche plus ovale.

 

Le cadran postérieur droit est antériorisé, ce qui nous donne une oreille plus en avant, plus décollée et un méplat de l’occiput à droite.

 

De l’autre côté, on retrouve une bosse occipitale gauche, proéminente avec une oreille plus en arrière, et plus collée à la tête.

 

Dans l’observation de ce nouveau-né, je retrouve un sacrum ascensionné du côté de l’inclinaison de la tête, avec une tendance à la rotation interne du membre inférieur gauche.

 

A droite, le membre inférieur, se positionne préférentiellement en rotation interne.

 

Cette asymétrie du sacrum se traduit par une convexité du rachis à droite. Le rachis se trouve en inclinaison gauche, rotation droite, dans sa globalité.

 

De plus, on retrouve un hémi-thorax gauche en fermeture avec une hémi-coupole diaphragmatique plus basse, et des côtes positionnées en expiration, et plus resserrées.

 

Un hémi-thorax droit en ouverture, avec écartement des côtes en inspiration, et une hémi-coupole diaphragmatique plus haute.

 

En position de relâchement, le nouveau-né se place dans un mouvement de spirale, de vissage, se traduisant par une rotation droite de la tête et du corps dans son ensemble.

C’est en retrouvant ce mouvement de rotation droite, dans les formes en strain latéral droit, et ce mouvement de rotation gauche, dans les formes en strain latéral gauche, que j’ai cherché à comprendre le mécanisme qui pouvait entraîner cette relation entre les strains et les torticolis.

 

 

III – Relation entre le torticolis et la déformation crânienne en strain.

 

L’étude clinique réalisée permet de répondre, du moins, en partie, à certaines questions posées initialement, dans mon protocole de mémoire.

 

Tout d’abord, la notion de torticolis idiopathiques (98% des cas retrouvés), ce torticolis est-il réellement idiopathique ?

On pourrait supposer, après avoir observé et traité ces nouveau-nés, que ce torticolis congénital est lié à la forme du crâne. Et que la forme du crâne proviendrait directement, de la présentation initiale du fœtus au moment de l’accouchement.

 

La relation torticolis, déformation crânienne, et présentation de l’enfant sont trois éléments interdépendants qui pourraient expliquer le torticolis dit congénital du nouveau-né.

 

A la question : ces nouveau-nés avaient-ils une structure crânienne particulière d’un point de vue morphologique ?

La réponse est également positive (dans 87% des cas). A l’observation visuelle, ces enfants présentent une asymétrie crânienne bien particulière, avec une tête en parallélogramme.

 

 

IV – Les conclusions de l’etude clinique

 

Ce strain latéral droit ou gauche morphologique est lié au torticolis gauche ou droit.

 

Dans l’observation, le strain latéral droit s’associe à une inclinaison gauche rotation droite de la tête et inversement dans le strain latéral gauche, et me semble de ce fait interdépendant.

 

J’ai observé également, quelques cas sans déformation crânienne évidente (13 cas) et la gravité du torticolis était bien moindre. Notre intervention très précoce, avant le premier mois, nous permettrait de libérer les tensions crâniennes et éviter que la déformation crânienne n’apparaisse ou s’accentue.

 

En interrogeant les parents, en observant des photos, on s’aperçoit que la déformation crânienne parfois très peu visible dès la naissance augmente fortement pour devenir évidente vers 4 ou 5 mois ; et c’est également à ce moment là que les pédiatres et les parents découvrent le torticolis pour nous les adresser le plus fréquemment.

 

Le concept ostéopathique, disant que la structure gouverne la fonction, s’applique très bien à l’installation de ce torticolis. La tendance au torticolis, si minime soit-il, dès la naissance, fait que l’enfant tourne la tête d’un seul côté. Il augmenterait ses appuis sur la partie postérieure du crâne d’un côté, et fixerait davantage encore la position de la tête en inclinaison rotation opposée. Cela favoriserait du même coup, l’asymétrie crânienne et, de ce fait, la fonction modifierait la structure. La boucle est bouclée !

 

A la question : Existe t-il un lien entre la présentation du nouveau-né et le torticolis ?

D’après les 30 cas observés et traités, la réponse semble positive.

Dans les présentations en OIGA, les torticolis sont toujours en inclinaison gauche rotation droite avec un strain latéral droit.(15 cas)

Dans les présentations en OIDP, les torticolis sont toujours en inclinaison droite rotation gauche, s’accompagnant d’un strain latéral gauche, (14 cas), et sans déformation crânienne (1 cas), (traitement précoce à 20 jours).

Dans les positionnements en OIGA, le fœtus doit effectuer un mouvement de rotation vers la droite de 35°, entre le détroit supérieur et le détroit inférieur, pour se présenter en OP. Ce mouvement est décrit comme un mouvement en spirale avant l’expulsion, et là encore, le dégagement s’effectue dans un mouvement en rotation droite.

 

Dans les positionnements en OIDP, le fœtus doit effectuer un mouvement de rotation vers la gauche de 135°, entre le détroit supérieur et le détroit inférieur, pour se présenter en OP.

En OIDP, les extracteurs sont plus souvent utilisés pour permettre le dégagement de l’enfant. Plusieurs éléments augmentent la fréquence de l’utilisation des forceps ou spatules de Thierry :

-          Flexion incomplète de la tête

-          Mouvement rotatoire plus long

-          Positionnement en OS plus fréquent.

 

Les strains latéraux gauches sont souvent plus importants. Ce qui s’explique par des accouchements souvent plus difficiles lorsque l’enfant se présente en OIDP.

 

Une des causes du torticolis congénital du nouveau-né, viendrait de ce mouvement rotatoire en spirale, décrit précédemment, que l’on retrouve dans tous les accouchements.

Ce mouvement rotatoire est le même que celui constaté dans les torticolis.

Exemples :

OIGA Þ ROTATION DROITE 35° Þ STRAIN LATERAL DROIT Þ TORTICOLIS EN INCLINAISON GAUCHE ROTATION DROITE.

 

OIDP Þ ROTATION GAUCHE 135° Þ STRAIN LATERAL GAUCHE Þ TORTICOLIS EN INCLINAISON DROITE ROTATION GAUCHE.

 

 

V – traitement ostéopathique

 

1. Présentation du protocole

 

J’ai donc établi un protocole de traitement bien précis pour évaluer l’efficacité du traitement ostéopathique, dans le torticolis congénital du nouveau-né.

Ce protocole a été établi avec 30 cas dont j’ai pu connaître le positionnement de naissance initial.

 

2. traitement

 

Comment sont ces enfants, sur le plan ostéopathique, avant le traitement?

 

Les points de fixation du mouvement, se retrouvent principalement au crâne, aux cervicales hautes, et au sacrum ; là où se situent, les zones d’insertions fortes de la dure-mère.

Pour expliquer le schéma global de ces nouveaux nés, on retrouve l’unité du corps, créé par le tendon central, le fascia le plus profond où l’ensemble du corps se lie.

 

2.1 Déroulement de la 1ère séance

J’ai souvent traité des nouveaux-nés à partir de 4 –5 mois. A ce stade, l’

approche globale du nouveau-né me semble plus facile.

 

En revanche, pour un nouveau-né traité avant 1 mois, la libération directe du condyle occipital antérieur / C1-C2 est la technique à adopter.Comme le souligne Roselyne Lalauze dans son ouvrage « Le crâne du nouveau-né » : « Le déverrouillage de la charnière cranio-cervicale est indispensable, il est vain de  s’occuper du crâne si cette zone n’est pas correctement positionnée. L’ensemble C0-C1-C2 est un carrefour vital pour les voies efférentes et afférentes, il est essentiel pour la vascularisation de la  fosse crânienne postérieure. La vérification préliminaire de cette zone est valable pour toutes les pathologies néo-natales :adaptation néo-natale non-optimale, syndrome de détresse respiratoire, pathologies orthopédiques, etc.. »

 

 

VI - recherche de lésions crâniennes systématiques

 

Nous savons très bien qu’il nous ait difficile, de systématiser l’ostéopathie, et que l’un des concepts essentiels de notre approche est la notion d’entité.

Nous ne traiterons jamais un crâne, une sphéno-basillaire, mais un individu dans sa globalité.

 

Nous savons tous, que le même type de traumatisme, n’aura pas forcément les mêmes effets, sur telle ou telle personne. Notre histoire, notre hérédité, notre environnement, sont autant d’éléments, qui nous permettent de "digérer" plus ou moins bien une contrainte physique ou psychique ; de ce constat provient la grande difficulté, à faire reconnaître notre art comme une science à part entière.

 

Je vais donc essayer de décrire des points communs, des lésions retrouvées, d’une manière très fréquente, sur ces différents nouveau-nés.

 

Une chose est sûre, plus l’asymétrie est importante, plus le torticolis est difficile à traiter. Plus les contraintes ont été fortes au cours de l’accouchement, plus l’enfant aura des difficultés à s’en remettre.

Au niveau  crânien, on retrouve très souvent une compression crânienne, et des tensions au niveau de la base du crâne plus souvent marquées d’un côté, et très souvent du côté de l’inclinaison de la tête, quand la prédominance du torticolis se fait sur l’inclinaison du rachis cervical.

Plus le strain latéral est marqué, plus la rotation de la tête dans le torticolis est fixée.

En dehors de ces éléments, tout est possible, car le cheminement d’un accouchement est très différent, et l’on peut retrouver de nombreuses tensions, sur le crâne de ce bébé.

 

 

VII - recherche de lésions globales sur le nouveau-ne

 

Le corps du bébé reçoit une grosse quantité d’énergie, et n’a pas toujours pu la diluer. Elle peut donc, stagner et provoquer des phénomènes de saturation d’énergie, de manière étendue et diffuse sur le corps. Certaines activités physiologiques sont perturbées, même si très souvent, tous les examens pratiqués, pour rechercher d’éventuels troubles organiques, sont négatifs.

 

L’ostéopathie nous permet de ressentir, ces différentes contraintes dans tout le corps du nourrisson, et de régler, dans la majorité des cas, ces divers troubles fonctionnels, dans le mois suivant notre 1ère intervention.

 

La force du mouvement créé en un temps trop long, ou trop court, laisse une inscription, dans les tissus les plus profonds du corps.

 

On pourrait tout à fait comparer ce mécanisme de la naissance, avec celui retrouvé chez les personnes ayant subi un accident. Le traumatisme, entraîne un déséquilibre majeur de l’ensemble de l’individu, par une atteinte profonde des fascias, et plus précisément « du tendon central ».

 

Nous savons tous, les déséquilibres physiologiques qu’entraîne ce genre de traumatisme, sur la globalité de l’individu.

 

Le parallèle, avec un accouchement difficile, peut facilement se comprendre, et nous permettre d’expliquer, un certain nombre de troubles fonctionnels possibles chez les nouveau-nés :

-          Troubles du sommeil plus ou moins marquants (difficultés à l’endormissement, réveils intempestifs, dormir le jour pour la nuit, cycles du sommeil très courts  15%)

-          Troubles neurovégétatifs se traduisant par des difficultés à la digestion, des coliques, des régurgitations plus ou moins fréquentes et importantes (27%) pouvant aller jusqu’à l’apparition d’un syndrome vagal (un cas), des apnées respiratoires (un cas), et des troubles du tonus (hypotonie ou hypertonie).

-          Troubles orthopédiques plus ou moins marqués, allant d’une dysplasie de hanche (9cas), nécessitant un traitement avec des couches d’abduction, jusqu’à de petits métatarsus varus d’un ou des deux pieds.(5cas).(Sur 9 nouveau-nés que l’on m’a adressés pour une dysplasie de hanche, j’ai toujours retrouvé un torticolis du même côté, avec une asymétrie crânienne en strain latéral du côté opposé.)

 

 

VIII - La démarche thérapeutique ostéopathique permet-elle de traiter efficacement ces enfants par rapport au traitement classique ?

 

La réponse ne peut venir que d’une personne ayant vu suffisamment d’enfants traités ou non en ostéopathie, et l’objectivité de sa réponse peut toujours être controversée.

 

Le travail que j’ai effectué depuis, plus de dix ans et qui a beaucoup évolué, m’a permis de comprendre une des causes importantes du torticolis congénital idiopathique du nouveau né.

 

Les trois premières séances s’effectuent  sur deux à trois semaines. A  partir du moment où  je retrouve un bon équilibre cranio-sacré, je ne vois l’enfant qu’une fois par mois tant que la structure crânienne n’a pas retrouvé une morphologie normale.

La durée du traitement, dépend  de l’importance de la déformation crânienne initiale, et de l’âge du nouveau-né, lors de notre première intervention.

 

Ces divers troubles fonctionnels régressent complètement dans plus de 80% des cas, dans le mois suivant notre première intervention, qu’elle ait eu lieu dès la naissance ou plus tardivement.

Pour les 20% restant, il fallût simplement plus de temps pour corriger ces différents problèmes.

Cette rotation se retrouve inscrite sur l’ensemble du corps du bébé, par l’intermédiaire de la dure-mère qui est le fascia premier, fondement d’un système étudié par W. G. SUTHERLAND, et dont découle l’organisation mécanique du corps.

 

Là encore, les attaches cervicales et sacrées de la dure-mère spinale, nous donnent le mouvement global du rachis retrouvé chez ces enfants (inclinaison -rotation opposée).

 

Un accouchement n’est jamais chose facile et un certain nombre de tensions persistent après la naissance.

L’importance des contraintes exercées sur le fœtus par la répétition des contractions utérines, par le cheminement que doit suivre l’enfant, par les appuis osseux du bassin de la maman et parfois les extracteurs, pour se retrouver en position finale, et enfin pouvoir sortir, sont autant d’éléments pouvant laisser une empreinte sur le corps du bébé, parfois longue à se dissiper, et pouvant nécessité une aide qui permettra à ce bébé de mieux commencer l’apprentissage de la vie.

 

On peut tout à fait comprendre, qu’une force importante exercée par les contractions utérines, par  la pression de la sage-femme sur le ventre de la maman, lorsque la descente ne se fait pas assez vite, ou encore la durée trop longue de l’accouchement,  puissent entraîner des saturations énergétiques suffisamment grandes, pour laisser leurs empreintes sur le nouveau-né, comme un ressort que l’on comprimerait trop longtemps, et qui ne retrouverait pas son relâchement initial.

 

On peut également comprendre, qu’un accouchement trop rapide, se traduisant par des contraintes importantes, en un temps trop court, ne laisse pas le temps au corps du fœtus de diluer cette  énergie. De ce fait, le corps garde en lui cette empreinte créée par cette pression excessive.

 

La notion de globalité duremèrienne reste une approche de choix pour favoriser la communication, avec ce nouveau né, qui dans un premier temps se méfie de tout ce qui touche les zones sensibles ayant subi de nombreuses contraintes.

 

Toute l’approche thérapeutique est basée sur ce mouvement fascial global, où l’on pourra permettre à ce nouveau né de pouvoir tourner la tête facilement dès la première séance, en effectuant un déroulement fascial à partir du sacrum.

 

Le positionnement de la tête de ce nouveau né, est une position de confort, de relâchement, pour lui permettre d’accommoder ses tensions duremèriennes. C’est pourquoi, toutes les approches directes au niveau cervical se traduisent par une défense, une résistance du nouveau né, qui refuse d’aller dans le sens de la correction.

 

En libérant les tensions duremèriennes à partir du sacrum, on va permettre au corps de libérer les flux d’énergie bloqués créés par le mouvement rotatoire forcé au cours de l’accouchement, et on libère les tensions en remontant jusqu’aux cervicales et à la base du crâne.

 

A partir de là, tout le travail crânien et cervical pourra se faire plus facilement.

 

L’approche crânienne directe est souvent ressentie d’emblée comme une gêne, comme difficile pour le nouveau né, car la mémoire tissulaire persiste et le crâne garde les différents traumatismes qu’il a subis au cours de l’accouchement.

 

Le simple fait de centrer son attention sur une densité précise, résultat d’une contrainte subie par le nouveau né au cours de l’accouchement, se traduit par des mouvements, l’enfant cherche à se dégager de la main simplement posée sur son crâne.

 

Dans un premiers temps, si notre approche crânienne reste très globale, alors l’enfant se laisse volontiers appréhender

 

La connaissance de notre approche par les parents est très minime  et leur inquiétude légitime.

 

Les parents sont très surpris d’observer leur enfant tourner la tête pour la première fois sans contrainte et sans pleurs, s’accompagnant très souvent d’un sourire ou d’un gazouillis. La communication ainsi instaurée avec le nouveau né,  nous permet de gagner leur confiance.

 

La notion de respect de l’enfant me paraît essentielle pour démarrer un traitement.

Il nous faut obtenir la confiance du nouveau né et des parents pour être efficace rapidement.

 

 

 

 

CONCLUSION

 

Ce travail m’a permis de traiter, de nombreux nouveau-nés, donc de parler de notre travail, auprès des parents, mais également auprès des médecins, en particulier des pédiatres, qui méconnaissent encore beaucoup trop notre champ thérapeutique, mais qui, au travers de cette étude, ont pu mesurer l’efficacité de l’ostéopathie.

 

Ce travail m’a permis de communiquer, au travers des résultats, pour expliquer notre approche, et développer la précocité de notre intervention.

 

Une prématurité, un accouchement difficile, un début d’asymétrie crânienne, une tendance pour un nouveau-né à tourner sa tête du même côté sont autant d’éléments importants, qu’un médecin, une sage-femme, peuvent observer ; et donc conseiller aux parents, d’entreprendre un traitement ostéopathique le plus rapidement possible.

 

C’est en intervenant le plus précocement possible, que l’on pourra stopper l’évolution d’une plagiocéphalie naissante.

 

Lorsque l’on entreprend un traitement ostéopathique chez un enfant, qui présente un torticolis fixé, depuis plusieurs mois, avec une asymétrie crânienne très marquée, le suivi sera beaucoup plus long, pouvant se poursuivre sur plus d’une année, pour obtenir, un positionnement et une forme crânienne harmonieuse.

 

Nous savons également, que certains nouveau-nés se font opérer, pour des plagiocéphalies sévères, alors que l’indication ostéopathique permettrait d’éviter ce type d’intervention, dont nous pouvons imaginer les répercutions.

 

Nous savons tous qu’un traitement ostéopathique, dès la naissance, pourrait permettre à de nombreux nouveau-nés de récupérer plus facilement d’un accouchement, qui parfois peut être très difficile, et donc de mieux rentrer dans la vie.

 

« les entorses du système musculo-squelettique chez le nouveau-né, au moment de la délivrance, peuvent entraîner des problèmes durant toute la vie. Diagnostiquer et traiter ces troubles dans la période post-natale est un des aspects les plus importants de la médecine préventive » Viola M. Frymann, DO.

(Cette citation, extraite de la Traduction de l’article « the trauma of birth », publié par Ostéopathic annals, en mai 1976, et traduit de l’américain par Pierre Tricot DO. MORF.)

 

Nous pouvons espérer que la reconnaissance de l’ostéopathie, nous permettra d’entrer plus facilement dans les maternités, pour communiquer notre art et notre savoir faire.

 

 

 

 

Bibliographie

 

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[ 2004 L'Ostéopathie ]

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